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Bien que l’émergence de la 5G ne se soit pas fait attendre, les entreprises technologiques se préparent déjà de manière préventive à la génération suivante de technologie sans fil, à savoir la 6G. Qu’est-ce que cela implique exactement ? Comment fonctionnera-t-elle ?

Une mise au point

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous devons clarifier un point : à l’heure où nous écrivons ces lignes, la 6G est loin d’être testée ou mise en œuvre correctement. Les informations selon lesquelles la Chine aurait lancé le « premier satellite 6G » en novembre 2020 ne sont pas fausses, mais elles ont tendance à donner un caractère légèrement sensationnel à l’affaire.

Oui, la Chine a lancé dans l’espace un satellite de test à capacité térahertz, mais il ne s’agissait que de tester une partie de la technologie 6G.

Qu’est-ce que la 6G ?

Si ce n’est pas déjà évident, la 6G est la sixième génération de technologie de communication sans fil. Elle n’est pas encore gravée dans la pierre, mais la norme promet d’établir une présence Internet plus omniprésente et plus fiable sur tous les réseaux cellulaires. Pour entrer dans le vif du sujet, nous allons devoir expliquer ce qui différencie cette norme de ses prédécesseurs plus connus.

Nous appelons cette nouvelle norme « 6G » et non « 5G plus rapide » ou « 5G améliorée » car il existe une différence dans la manière dont chaque norme est appliquée par les fabricants de matériel. Un boîtier émetteur-récepteur 6G qui fournit des services de communication à un autre appareil n’aura pas suffisamment de similitudes dans ses composants internes pour participer à la même génération que son prédécesseur.

En d’autres termes, les exigences auxquelles la 6G est censée répondre obligeront les fabricants à repenser entièrement les suites de communication de leurs produits pour qu’elles fonctionnent avec ces paramètres. C’est la même raison pour laquelle la 5G est devenue quelque chose de « différent » plutôt que d’être simplement considérée comme une version améliorée de la 4G LTE.

Ce que promet la 6G

À ce stade, aucune norme n’a encore été établie, mais les entreprises de télécommunications du monde entier spéculent déjà sur ce que la 6G pourrait offrir. Pour l’instant, il semble que cette technologie pourrait offrir une bande passante d’environ 95 Gbits/seconde, fournissant une plate-forme puissante pour une multitude de dispositifs permettant de transmettre et de recevoir des données avec une faible latence et une grande fiabilité.

En substance, la 6G cherche à s’appuyer sur les puissantes capacités que la 5G offre déjà à l’écosystème de l' »Internet des objets ». Les personnes qui regardent tranquillement YouTube tout en se promenant sur le trottoir ne verront pas une grande différence, car les technologies de communication des anciennes générations couvrent déjà la bande passante nécessaire à cet effet.

La véritable différence surviendra lorsqu’il y aura un énorme potentiel de congestion du réseau dans une zone donnée. Des tuyaux plus gros permettent à de grands volumes d’eau de s’écouler plus facilement !

En bref, étant donné que la 5G (et dans une large mesure, même la 4G LTE) couvre la grande majorité des besoins mobiles de notre société actuelle, la 6G n’est qu’une anticipation de la part des opérateurs de télécommunications des nouvelles évolutions des technologies grand public et professionnelles qui nécessiteront encore plus d’espace pour respirer.

Il n’y a pas que le matériel !

En plus de changer la façon dont les boîtiers émetteurs-récepteurs sont fabriqués, la 6G va également modifier toute l’infrastructure d’un réseau cellulaire local. En règle générale, une augmentation du débit de transmission nécessite une distribution plus serrée des cellules.

En fin de compte, tous ces discours fantaisistes sur les nouvelles normes se résument à différentes façons d’utiliser le spectre radioélectrique pour transformer les ondes en données et vice versa. Chaque nouvelle génération utilise une fréquence plus élevée du spectre tout en sacrifiant la longueur d’onde. Ce sacrifice signifie que l’opérateur cellulaire devra faire face à des problèmes de portée.

Chaque génération de technologie cellulaire utilisant des signaux à longueur d’onde plus courte oblige les fabricants et les fournisseurs de réseaux à relever de nouveaux défis en matière d’infrastructure. La 6G n’est pas différente.

Ce ne sont pas seulement les appareils qui devront changer, c’est tout. Et nous n’en avons même pas encore fini avec la 5G.

Des problèmes au paradis

Pour vraiment comprendre l’ampleur des contraintes auxquelles sont soumis nos réseaux cellulaires, il faut faire un pas en arrière et comparer la 5G à la 4G.

Un émetteur-récepteur typique du réseau 4G LTE peut desservir sa cellule locale jusqu’à environ 15 km. Cela signifie que si vous mettez en place un réseau avec l’intention de garder vos clients sous une « bulle » 4G sans faille, vous devrez vous assurer que vous le mettez en place de telle sorte que personne ne se trouve à plus de 10 miles de l’une de vos puissantes antennes.

Si vous voulez faire évoluer votre réseau vers la 5G, vous devrez réduire ces 10 miles à 1 000 pieds avec la même quantité de puissance. Ce n’est pas impossible, mais la proposition devient plus coûteuse et envahissante pour les infrastructures urbaines existantes.

La 6G aura beaucoup de mal à passer de la planche à dessin à une application pratique si elle doit couvrir des zones entières d’une ville avec des émetteurs-récepteurs.

La voie à suivre

S’il est clair que la technologie 6G doit relever plusieurs défis, notamment la lourdeur de l’infrastructure nécessaire pour la mettre en place et la faire fonctionner, il n’est pas exagéré de penser que les fournisseurs de services de télécommunications vont se lancer dans une compétition pour être les premiers à la mettre en œuvre dans de nombreuses communautés.

Tout porte à croire que la 6G deviendra une réalité en 2030, mais la spéculation ne peut nous mener qu’au bout de notre imagination. La réalité est qu’il faudra un certain temps avant que la technologie ne soit véritablement testée et mise en œuvre à une échelle appropriée pour la consommation. En attendant, la 5G a encore un long chemin à parcourir avant de devenir aussi omniprésente que son prédécesseur.

Pour l’instant, il vaut peut-être mieux que vous vous inquiétiez de la signification des différentes icônes 5G sur un iPhone et de la date à laquelle la 5G atteindra votre région plutôt que de vous préoccuper de la 6G.

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