Norton et Avast. Deux noms dont beaucoup de particuliers ont entendu parler au moins une fois, au moment de choisir quel antivirus allait venir défendre les précieuses données de leurs machines. Deux entités qui ne feront bientôt plus qu’une. Le premier, dont le nom complet est NortonLifeLock, vient d’annoncer le rachat du second pour une somme comprise entre 8,1 et 8,6 milliards de dollars. Une somme conséquente qui s’explique probablement par les chiffres enregistrés par l’entreprise tchèque en 2020, avec notamment 892 millions de dollars de chiffre d’affaires. Selon les prévisions, l’américain Norton vise les 3,5 milliards de dollars de recettes après la fusion. Le nouveau groupe, dirigé par le DG de NortonLifeLock mais présidé par celui d’Avast, devrait réunir pas moins de 500 millions d’utilisateurs dans le monde. Il sera coté au Nasdaq américain, Avast quittant de fait la Bourse londonienne. Reste à convaincre l’énorme partie d’utilisateurs gratuits d’Avast (plus de 400 millions selon Les Échos) de basculer sur des formules payantes.

 

Près de 4 000 salariés

Pour Ondrej Vlcek, directeur général d’Avast, cette fusion permettra aux deux groupes de croître davantage, « au moment où les menaces de piratage informatique dans le monde grandissent, alors même que l’utilisation de produits de sécurité informatique reste faible ». La pandémie de Covid-19 a notamment entraîné une hausse du risque de piratage, avec l’essor du télétravail sur des appareils parfois plus vulnérables aux attaques informatiques.

Le nouveau groupe sera basé à la fois à Prague, en République tchèque, et à Tempe, en Arizona. Il sera coté sur le Nasdaq aux Etats-Unis. Son chiffre d’affaires annuel atteindra environ 3,5 milliards de dollars pour un bénéfice opérationnel courant de 1,8 milliard de dollars, avec près de 4 000 salariés. Les deux groupes estiment possible d’avoir une croissance des ventes à deux chiffres sur le long terme.

Créé en 1988, Avast est l’un des groupes les plus importants au monde dans les logiciels de sécurité et propose une gamme de produits aux entreprises et aux particuliers pour protéger leurs ordinateurs contre les virus et autres attaques informatiques.

 

Un contexte porteur

Pour l’entreprise américaine et nouvelle maison-mère du tchèque, le contexte est porteur. En 2021, le coût moyen d’une attaque informatique sur les données informatiques a en effet atteint le chiffre record de 4,24 millions de dollars par incident, en hausse de 10%, selon un rapport d’IBM/Ponemon. La facture s’alourdit même encore un peu plus si les salariés sont en télétravail et donc moins protégés (4,96 millions de dollars, estime IBM). En pleine pandémie de Covid-19, les besoins des entreprises en matière de sécurité ne risquent donc pas de se tarir.

 

A la clôture de l’année fiscale en avril 2021, Norton enregistrait ainsi un revenu net annuel de 866 millions de dollars avec une marge opérationnelle en hausse de 35%. Parmi les 80 millions d’utilisateurs de ses solutions, 50 millions le sont sur ses offres payantes, précise le groupe. Sur ce marché très concurrentiel, il revendique aussi un taux de rétention élevé, à 85%.

De son coté, sur les six premiers mois de l’année jusqu’au 30 juin, Avast a engrangé un revenu net de 205 millions de dollars, soit plus du double de sa performance semestrielle de 2020 sur la même période (à 86,5 millions de dollars). Basé à Prague et créé en 1988, il est devenu l’un des groupes les plus importants au monde dans les logiciels de sécurité en proposant une gamme de produits aux entreprises et aux particuliers pour protéger leur ordinateur contre les virus et autres attaques informatiques. Le nouvel ensemble totalisera plus de 500 millions d’utilisateurs dans le monde.

 

Un géant de la sécurité informatique

En réalité, le groupe américain de sécurité informatique NortonLifeLock ne parle pas d’un rachat, mais évoque plutôt une fusion avec son concurrent tchèque Avast. L’opération, colossale, valorise cette dernière entre 8,1 et 8,6 milliards de dollars et les actionnaires d’Avast détiendront entre 14 % et 26 % de la nouvelle structure.

Les deux entreprises évoquent d’importantes synergies (280 millions de dollars) avec ce rapprochement et le nouveau groupe sera à la fois basé à Tempe dans l’Arizona et à Prague en République tchèque. NortonLifeLock avance un chiffre d’affaires estimé d’environ 3,5 milliards de dollars pour un bénéfice de 1,8 milliard de dollars grâce à ses près de 4 000 salariés et 500 millions d’utilisateurs à travers le monde.

Reste maintenant à voir si les autorités de la concurrence ne se pencheront pas sur ce dossier sachant que NortonLifeLock a déjà été visé pour des pratiques parfois douteuses.

280 millions de dollars de synergies

En Bourse, suite à cette annonce, Avast qui est coté à Londres depuis 2018, prenait plus de 3% dans la journée. Le titre de NortonLifeLock reculait lui de 1,52% à 26,50 dollars dans les échanges électroniques avant l’ouverture de Wall Street. Suite au rachat, Avast quittera la cotation londonienne pour rejoindre les pépites de la tech à Wall Street. « La récente baisse du cours de Bourse a pu donner l’idée à son concurrent Norton d’un possible rapprochement qui renforce la vague actuelle d’intérêt de groupe étrangers pour les entreprises britanniques », souligne Russ Mould, analyste chez AJ Bell. Leur rapprochement devrait engendrer 280 millions de dollars de synergies de coûts par an. Les actionnaires d’Avast détiendront entre 14% et 26% du nouvel ensemble.

« Cette opération est un énorme pas en avant dans la sécurité informatique pour les consommateurs », se félicite Vincent Pilette, directeur général de Norton. Pour Ondrej Vlcek, directeur général d’Avast, cette fusion permettra aux deux groupes de croître davantage « au moment où les menaces de piratage informatique dans le monde grandissent, alors même que l’utilisation de produits de sécurité informatique reste faible ».

 

Le nouveau géant coté au Nasdaq

Le nouveau groupe sera basé à la fois à Prague (République tchèque) et à Tempe en Arizona. Il sera coté sur le Nasdaq aux Etats-Unis. Son chiffre d’affaires annuel atteindra environ 3,5 milliards de dollars pour un bénéfice opérationnel courant de 1,8 milliard de dollars, avec près de 4.000 salariés.

Les autorités de la concurrence pourraient par ailleurs vouloir se pencher sur l’opération, d’autant que Norton a déjà été visé par ses pratiques consistant à renouveler automatiquement les contrats.

 

By Paul